Août 1789 marque l’abolition des privilèges en France, alors que la Révolution française est à l’oeuvre. En Principauté, les vents de Paris soufflent aux oreilles des sujets, qui se plaignent de plus en plus au prince, et procèdent même à des dégradations dans le Vermont, où des bornes sont arrachées. Des cahiers de doléances sont rédigés par les bourgeois à Senones. Les dernières années du dernier règne sont arrivées.
Le prince Constantin, évidemment contre tout ce tumulte, prétend qu’il ne souhait pas bouleverser l’administration de la Principauté puisque c’est un Etat d’Empire. Il est d’accord pour accorder certaines concessions, mais c’est un événement de plus grade ampleur qui a mené la Principauté à sa fin.
La France décida, en décembre 1792, de prohiber toute exportation de grain, même pour les enclaves internes comme la Principauté de Salm. La famine guettait alors la principauté, qui ne pouvait assurer son autonomie alimentaire. Les différentes municipalités réclamèrent donc le rattachement de l’enclave à la France.
Le 2 mars 1973, la Convention nationale déclare qu’elle accepte le souhait du peuple de la principauté qui s’est prononcé pour le rattachement à la France. Les communes de la Principauté deviennent dès lors françaises.
